Jeunesse·Roman fantastique

La belle sauvage – La trilogie de la poussière – Philip Pullman

Résumé du titre


Lyra et Pantalaimon ne sont encore que des bébés et pourtant ils attirent déjà nombreuses convoitises. Alors qu’une inondation d’une force incroyable se déchaine sur l’Angleterre, Malcom et son daemon Asta, très attachés à ces deux petits êtres, décident, avec l’aide d’Alice, d’emmener Lyra et son daemon sur La Belle Sauvage, pour un périple jusqu’à son père, Lord Asriel, à Londres. Ils devront faire face à de nombreux dangers et de toutes sortes.

Mon ressenti


A la croisée des mondes est LA trilogie de mon début d’adolescence, une série définie comme jeunesse et dont le sujet possède malgré tout une profondeur et une réflexion incroyable. Une série qui peut se lire à tout âge.

Quand j’ai découvert que Philip Pullman écrivait une nouvelle trilogie avec Lyra et Pantalaimon, qui serait à la fois un préquel et une suite de A la croisée des mondes, j’étais à la fois ravie et mitigée. Ravie de retrouver les personnages que j’ai tant aimé et mitigée car peur d’être fortement déçue par ces nouveaux romans.

La belle sauvage se déroule 10 ans avant les évènements des Royaumes du Nord. On retrouve Lyra et Pantalaimon, au centre de l’attention, Lord Asriel et des personnages secondaires comme Hannah Relf de la première trilogie mais c’est aussi l’occasion de rencontrer de nouveaux personnages comme Malcom et son daemon Asta, Alice et Ben. Mais ici, La Belle Sauvage permet de développer et de comprendre un peu plus le contexte géopolitique, les conflits entre les différentes factions religieuses et avec les groupes non-religieux.

Les personnages rencontrés dans A la croisée des mondes et présents dans La belle sauvage gagnent en relief, on les découvre sous un nouveau jour et je pense plus particulièrement à Lord Asriel et Hannah Relf. Ainsi, Lord Asriel apparait plus humain, aimant sa fille et cherchant à la protéger de personnes aux influences néfastes. De même pour Hananh Relf qui ne m’avait pas marqué par sa présence ou son charisme dans la première trilogie alors que nous lui découvrons un rôle bien plus important et intéressant car plus développé.

A l’image de la nature et du déchainement des flots présents dans le roman, l’intrigue laisse peu de place aux temps morts. Les personnages principaux sont rudoyés, malmenés par la violence des eaux, contrôlant difficilement leur route. A l’instar de ces derniers, le lecteur est lui aussi emporté par cette violence, avec une course-poursuite, un jeu du chat et de la souris avec des nombreux personnages et groupes, sans possibilité de se reposer véritablement jusqu’au dernier chapitre.


La belle sauvage permet d’élargir notre connaissance du monde de Lyra et de Pan, de découvrir de nouveaux liens entre les différentes organisations existantes, et d’apprendre de nouveaux éléments sur certains personnages déjà présents dans la première trilogie et d’en rencontrer de nouveaux.

L’écriture est rythmée, les rebondissements et évènements multiples comme le sont les flots déchaines de cette inondation hors du commun mais je n’ai pas compris l’intérêt de certains passages je les ai trouvés un peu trop « surnaturels » ce qui peut paraitre étonnant puisqu’il s’agit de fantastique.


Si j’ai apprécié, bien aimé La Belle Sauvage ce n’est pas un coup de coeur. Je suis malgré tout curieuse avec une certaine réserve sur le sort réservé par Philip Pullman à Lyra et Pan après la fin de A la croisée des mondes.

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